Archive pour la catégorie ‘Films’
Exorcismus (2010)
Très classique film d’exorcisme moderne, qui ressemble bien trop à L’Exorciste, au point de ne même pas chercher un titre vraiment original. Je m’attendais à mieux, à plus, et j’ai même cherché (du moins au début) ces petites choses que les réalisateurs aiment glisser dans les oeuvres récentes et qu’on ne remarque pas forcément au premier visionnage: des reflets bizarres dans les miroirs, des ombres qui ne devraient pas être présentes, des mouvements de ceux qu’on aperçoit du coin de l’oeil (comme dans Insidious ou Paranormal Activity)… Et non, rien. Tout est tourné en plein jour, en essayant comme d’habitude de faire contraster la banalité du quotidien des héros avec la bizarrerie des peu nombreuses scènes paranormales. Mais tout ça est beaucoup trop clair, trop propre. Et c’est même le précédent exorcisme qu’on voit en flashback, bien plus noir et qui a l’air bien plus effrayant (et qui est d’ailleurs utilisé pour la jaquette du dvd…), qui attire l’attention.
Niveau scénario, ça reste très superficiel, et niveau réalisation, c’est assez morne aussi. Les moments clés passent et trépassent sans créer de souvenir. Et bien que certaines scènes soient relativement inédites par leur aspect violemment meurtrier, ce qu’on ne voit finalement pas assez dans les films de possession, ce n’est pas ça qui fera remonter le niveau.
Dans le même genre, Le Rite (2011) avec Anthony Hopkins est bien plus intéressant, au moins pour le jeu d’acteur de ce dernier. Dans Exorcismus, on a des acteurs bien trop jeunes pour être expérimentés, qui jouent des personnages eux aussi bien trop jeunes pour être expérimentés. Bref, c’est assez fade, tout ça.
The Troll Hunter (2010)
Jolie fable cinématographique qui nous annonce que les trolls des légendes nordiques existent réellement. Marchant dans les traces toujours pas effacées du Blair Witch Project, cette docu-fiction nous entraîne dans les vastes forêts norvégiennes, à la recherche de ces géants noctambules (le secret serait évidemment éventé depuis longtemps s’ils sortaient le jour). Un chasseur/berger secrètement employé par le gouvernement du pays est chargé de veiller à ce qu’ils ne fassent pas trop de bêtises, et aussi à ce que le grand public n’apprenne jamais leur existence. Une bande d’étudiants curieux tombe néanmoins sur lui et il accepte de les laisser le suivre pour filmer ses activités nocturnes.
Et c’est là qu’on s’éloigne de Blair Witch pour se retrouver plus dans la lignée de Monsters, ou de The Host. On voit les bestiaux! Et tant mieux, car ils sont plutôt réussis. Ils sont présentés depuis le point de vue d’un humain, ce qui les rend d’autant plus impressionnants. Le côté film amateur n’était pas nécessaire pour obtenir ce résultat (cf. la Guerre des Mondes de 2005 qui utilise la même technique sans la justifier), mais ça ajoute au réalisme de l’histoire.
Le reste, c’est du grand classique, mais le scénario n’a pas besoin d’être incroyablement complexe pour rendre intéressante cette chasse aux trolls qui est déjà très fun. Un peu de théorie du complot, beaucoup de fantastique, quelques raisonnements crédibles (pour couvrir tous les autres aspects irréalistes) et un résultat à regarder sur grand écran une fois par an, au moins pour revoir le passage culte du film: « Troooollll!!!! ». Excellent.
Dream House (2011)
Une famille américaine s’installe dans une maison sans connaître l’histoire lugubre des occupants précédents… La découverte des souvenirs qui hantent les couloirs de la demeure fera perdre la tête au héros principal joué par Daniel Craig, à moins qu’il ne l’ait déjà perdue…?
Dans le même genre, de nombreux films des décennies passées, The Others ou Amityville (celui de 1979) en tête, sont bien mieux amenés, bien plus éthérés, et/ou bien plus prenants. Ici, le mélange parapsycho / psycho tout court qui tente d’être original est trop ambitieux et ne fait que donner une impression de déjà-vu mal ficelé. Pendant les premières minutes, je me suis même demandé si je ne regardais pas pour la deuxième fois un film que j’avais déjà visionné quelques mois auparavant. Quant au dénouement, comme un cheveu sur la soupe, il prend une tangente ‘film policier’ qui en arrive presque à en faire oublier cette histoire de faux revenants alambiquée.
Mais Dream House n’est quand même pas désagréable, et peut intégrer sans honte une collection de DVD/BR sur le thème des hantises à l’américaine…